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Pourquoi je n'aime pas les classiques de la littérature

Mis à jour : mai 24


D'aussi loin que je me rappelle, je n'ai jamais été fan de ces romans considérés comme des grands classiques de la littérature française. A ne pas confondre avec le "classicisme" qui lui est un courant littéraire français et européen allant de 1660 à 1725.

Les auteurs dont je parle ici sont plus Hugo, Balzac, Stendhal ou encore Musset... Comme tout le monde j'en ai lu, mais pourtant, la magie n'a pas pris avec moi.


L'origine du problème


Pour être tout à fait transparente, je crois que mon blocage remonte au collège. Vous savez cette affreuse période où on a les cheveux gras, où l'on porte des appareils dentaires et où avoir des béquilles c'est à la mode ? Je parle bien de celle-là.

Je me souviens de ces longues heures en français lors desquelles nous étudions des textes. De ces professeurs qui nous obligeait à lire des livres alors qu'on voulait juste aller faire du vélo et au cinéma sans les parents pour faire comme les grands.

Déjà à cette époque j'avais dû mal à rentrer dans ces livres, pourtant, l'amour de la lecture était déjà là. Je m'en rappelle bien, puisque j'étais accro au Journal d'une princesse, à Ange et Compagnie et un peu plus tard à la saga Journal d'un vampire. Mais lire les livres imposés, était vraiment un supplice (pour l'adolescente de 14 ans que j'étais).


La suite du problème


Après cette douloureuse période du collège, nous sommes arrivés au lycée... Je lisais encore, mais beaucoup mois (coucou les soirées avec les copains). Je me contentais de piquer les Musso ou Levy de ma mère en guise de lecture de plage.

Mais voilà que je me suis orientée en série littéraire, innocemment je pensais que cela me permettrait de développer un amour certain pour cette littérature dont tous vantaient les louages. Mais ce ne fût pas le cas.

Nous avions beau décortiquer encore et encore ces oeuvres, rien n'y faisait, je n'accrochais toujours pas. J'avais l'impression qu'ils parlaient d'une vie incomparable à la mienne, que les problèmes auxquels les protagonistes étaient confrontés n'avaient rien à voir avec les miens.

Non pas que tomber amoureuse d'un vampire soit plausible, enfin je pense... Je demanderais à l'occasion à mon chéri si du sang coule dans ses veines. C'est simplement que les peines de coeur et les tourmentes d'Elena me semblaient plus proches des miennes que la triste situation à laquelle est confrontée Causette dans Les Misérables.


La résolution du problème


En faisant ce point sur mes années lectures et sur les divers événements qui m'ont amené ici à vous écrire, j'ai enfin trouvé les grandes raisons qui font que je n'aime pas les chef-d'oeuvres de la littérature française.

Je ne me retrouve pas de dedans ; j'ai besoin de m'identifier soit au personnage principal, soit aux situations qu'il traverse.

Prenons l'exemple d'un bon feel-good par exemple, La petite boulangerie du bout du monde, j'ai réussi à m'identifier à la protagoniste. Cette envie de tout plaquer et de réaliser son rêve. Certes, je n'ambitionne pas aujourd'hui de devenir boulangère, mais je me dis que si demain je veux, alors je peux.

Si maintenant on prend le cas d'un policier, En secret de Mary Higgins Clark, j'ai totalement réussi à faire le pont avec le sujet de fond traité dans ce roman, à savoir le harcèlement au travail. Ce n'est pas une situation que j'ai vécu, néanmoins c'est une situation tristement fréquente dans notre époque.

Mais au delà de ce point, je pense que une autre de ces raisons est que je les ai lu trop tôt. Je crois que je n'avais pas la maturité nécessaire à l'époque pour apprécier ces oeuvres, plus que de les subir. Parce que finalement quand j'étais plus jeune je me disais que c'était des écrivains - pardonnez-moi le terme - dépassés, qu'ils ne comprenaient pas ce que moi je vivais à cette époque-là. Que les mots qu'ils employaient et le ton qu'ils prenaient ne me correspondaient pas. Que les codes appliquaient dans leurs livres et qui régissaient la vie de leurs personnages n'étaient pas les miens.


Mais pourtant...


Pourtant, je me rends compte à 26 ans, que j'avais tord.

A travers de nombreuses revues et de nombreux échanges, mais surtout en grandissant j'ai su qu'en fait, les difficultés courantes de la vie étaient toujours les mêmes, simplement à des époques différentes.

Aujourd'hui j'aimerais pouvoir relire une de ces grandes oeuvres et que ce soit la révélation.

Malheureusement, je n'ose pas. Quand je suis en librairie, je n'ose toujours pas franchir ce pas, ce cap et me dire " Allez Camille, t'es grande, achète ce roman de Victor Hugo", non je n'ose pas. Que faire si je suis à nouveau déçue ? Si je n'apprécie toujours pas ?


- A votre tour -


Que pensez-vous de ces grandes oeuvres littéraires ?

Lesquelles pouvez-vous me conseiller ?



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